Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 17:26

C’est Fred G (Pbs) qui m’a mis la puce à l’oreille : « Hi Will, le dernier rvf devrait te faire plaisir ». En effet, cela fait plusieurs mois que la célèbre RVF (revue du vin de France) a sérieusement entrepris une mutation qui réconforte. Chose qui me touche particulièrement , le hommages à Claude Courtois (le plus grand) y sont devenus réguliers. Lui même qui s’est fait injurier durant de longues années se fait enfin récompenser par ses quelques : « superbe volume », « tension acidulée », « pureté de saveurs », « superbe complexité », « travail considérable », « exceptionnel nez de chlorophylle », « intensité de saveurs », « approche passionnante » en concluant (pour Quartz) par « tout honnête oenophile doit connaître ce vin ». Si ça c’est pas du retournement radical de veste, je ne m’y connaît pas. Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, Claude récolte les fruits (médiatiques) de son œuvre. C’est d’ailleurs toute la famille des vignerons natures qui, par la même occasion se retrouvent récompensés de leurs gigantesques efforts. De quoi remettre les choses à leurs places, de quoi rassurer les « amateurs » septiques et autres restaurateurs frileux d’intégrer à leur cave quelques flacons de vins « sans chimie », ce qui, entre nous devrait être la règle dans les établissements de qualité (y mange-ton encore de la tomate en hiver ou des légumes issus de production chimique ?). Je ne sais pas pourquoi mais lorsqu’il s’agit du vin, la bonne conscience qualitative (et environnementale) s’efface au profit de la « sécurité » du conventionnel (chimique). Pourquoi donc ? Qu’ont fait les vignerons pour mériter un tel traitement ? Un vigneron mérite t-il un traitement inférieur à un producteur de patate ? En fait, si, je sais. Le problème des restaurateurs est qu’entre un vin issu de production conventionnelle et un vin sans chimie (viti + vini), la différence est largement perceptible, alors qu’entre deux légumes, c’est toujours moins évident… Mettez deux carottes cuites et cuisinées (par le même chef), l’une à côté de l’autre (l’une cultivée en conventionnelle, l’autre en bio), peu de personnes feront la différence. Maintenant, mettez une bouteille de sauvignon de Claude Courtois (bio) et une autre de Marionnet (même région), la différence est flagrante !!! Le problème supplémentaire, d’autant plus grave encore est que, généralement les restaurateurs préfèrent le vin de Marionnet. Plus consensuel, plus rassurant, bref plus facile. C’est encore un des derniers pas à franchir. Peu de chefs ont franchis le pas des vins sans chimie mais ceux qui ont osé ont largement été récompensés : Jacky dallais (« la promenade » au petit pressigny) attire tant par sa cuisine que par sa carte des vins unique (et à bon prix), Le Lion d’Or à Romorantin affiche à sa carte de magnifiques surprises qui sauteront aux yeux des passionnés. Voilà dans quels établissements nous souhaitons nous rendre, voilà le dernier cap à franchir. Nos camarades de « Passions et Gourmandises » à Saint-Benoît ont déjà pris la bonne voie, il ne reste qu’à transformer l’essai et faire des petit.  Mais pas de panique, dans quelques années, la production dite « marginale » deviendra la norme, alors patience…

 

Par le rédacteur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:34

œnologie, du grec oinos, « vin », étude des techniques de fabrication et de conservation du vin. L’œnologie est rarement considérée comme une science exacte car, si elle repose sur la connaissance des techniques vinicoles, de la géographie et de la chimie du vin, elle nécessite également l’utilisation de la vue, de l’odorat et du goût, et met en jeu, de ce fait, la subjectivité des œnologues.

"Vous êtes oenologue?"
J’avoue avoir souvent eu envie d’hurler lorsqu’on me posait cette question qui définitivement, fâche.

La place des œnologues est déjà fortement discutée dans leur domaine de compétence, à savoir la vinification, mais elle me semble encore plus discutable lorsqu’il s’agit du domaine de la sommellerie et des cavistes. Que l’on soit bien clair, l’œnologue est une sorte de « médecin du vin » (nous le nommerons ainsi par commodité) , ce qui en soit n’en fait pas quelqu’un de mauvais ni de néfaste. Là où le bas blesse, c’est lorsqu’on cherche à assimiler médecin à cuisinier, boulanger, gérant d’épicerie fine ou encore maître affineur. A titre personnel, j’irais voir le médecin quand je serait malade (et uniquement), mais je ne lui confierais ni ma cuisine (hormis s’il fait preuve d’un certain talent culinaire) ni ma cave (hormis certains médecins oenophiles avertis dont je tairais le nom). Les rôles et les responsabilités ne sont pas les mêmes, chacun son métier. Le médecin et l’œnologue sont chargés, pour faire simple, d’établir un diagnostic médical (maladie et causes de celle-ci) et de vous prescrire le traitement adéquat (naturel ou pas). En aucun cas, le médecin ni l’œnologue n’entretiennent (hors sensibilité particulière à l’univers du goût) de rapport au plaisir gustatif, à la jouissance, ou au bonheur . L’œnologue juge un goût, certes, mais en relation avec modèle préalablement connu et reconnu. Modèle qui n’est pas censé apporter du plaisir mais « refléter l’appellation », renforcer le caractère « marchand » du vin et éviter les « déviances » aromatiques. Vous aurez remarqué les guillemets. Le plaisir donc, celui qui est au cœur du métier de caviste et de sommelier (qui sont bien plus proches). Ce plaisir qui provoque quelque chose d’impalpable, d’invisible, qui ne précipite pas dans l’éprouvette. Un œnologue n’a donc pas de compétence, a priori, pour conseiller un accord met-vin ou pour élaborer une cave. Pas plus qu’un autre, pas moins qu’un autre.

Un bon œnologue fera donc rarement un bon caviste et un bon caviste rarement un bon œnologue.

Exemple de différence notoire :

Un œnologue est souvent convaincu qu’un vin sans ajout de soufre ne peut pas exister, un bon caviste sait bien qu’un vin sans ajout de soufre lui rendra la tête plus légère et qu’il en a plein sa cave.

Donc, Mesdames, Messieurs, la prochaine fois que vous vous rendrez dans un restaurant, évitez de demandez au chef s’il est ingénieur agronome…

 

Mes respects à tous les œnologues.

 

PS : je connais des médecins qui savent fort bien cuisiner, il doit donc exister de bons cavistes diplômés du DNO…

 

 

Par le rédacteur
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 12:14

 

quand l'agneau dort, faut pas faire trop de bruit... ... chuuuut.


Manu, il tourne les bistrots, les caveaux et les salons. Manu, il boit des coups mais il prend aussi des photos, de bien jolies photos. Manu, il tient un blog qui illustre a merveille cet univers des vins sans artifices, bus sans rechigner par des vivants, des bons vivants...
la suite ici:
http://manuchavassieux.canalblog.com/

Par le rédacteur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 18:40


Saucisse de Morteau prenant la pose

Par le rédacteur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 18:29


Neufchatel en profonde méditation...

Par le rédacteur
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus